Rupture amoureuse

Rupture amoureuse

Dans ce nouvel article je vous propose de comprendre ce qu’il se joue lors d’une rupture amoureuse.

A l’heure où un couple sur trois se sépare, rompre est devenu « banal ». Et cela s’accompagne des fameux «un de perdu dix de retrouvés » ou « avec le temps ça passera », comme si on avait pas le droit de souffrir.

Et bien vivre une rupture amoureuse est l’une des étapes les plus dures à traverser. Elle nous met face à une perte de confiance et de repères.

A la fin d’une relation on a cette impression que c’est la fin de notre vie, qu’il n’y aura pas d’après. Surmonter cette rupture nous parait impossible. Nos rêves, nos projets, notre stabilité s’effondrent. Effectivement, il faut savoir qu’une rupture est ressentie comme un décès, d’ailleurs le psychique le traite tel quel. Il y a un vrai processus de deuil à faire. Malheureusement, face à cela nous ne sommes pas tous égaux. Chacun à sa temporalité pour dépasser une rupture.

Suivant leur histoire personnelle, certaines personnes peuvent faire une dépression sévère, ou déclencher des crises d’angoisses. Pour d’autres cela peut aller plus loin comme compenser avec des addictions comme l’alcool ou encore se réfugier dans une frénésie de rencontres pour essayer de pallier cette rupture.

Une autre réaction est possible, c’est un comportement obsessionnel, ceux qui « ne lâchent pas l’affaire », pour eux cette séparation est impossible, il faut absolument qu’il voit l’autre, cela peut terminer en harcèlement et en drame passionnel.

Une séparation amoureuse peut faire ressortir des angoisses de séparations archaïques, connues par le nouveau-né à sa naissance. On a l’impression que l’on ne pourra pas survivre à cette séparation, seule la mort est l’unique issue. De plus, cette douleur est d’ailleurs souvent physique. Ne dit-on pas « j’ai mal au cœur » ?
Effectivement le psychique est atteint mais le corps aussi traverse un séisme. Alors que c’est à ce moment-là que notre corps aurait besoin de toute notre tendresse, paradoxalement nous le malmenons parce que nous sommes submergé par notre douleur.

La durée de la relation n’a rien à voir avec la douleur

Je rebondis sur cette « intensité », car souvent on banalise les peines de cœur de enfants et des adolescent. Or c’est là que tout se joue. Votre peine de cœur équivaut à celle de votre enfant ! d’autant plus que lui ne sait pas que cela passera avec le temps, il n’a pas encore tous les outils, cela peut être très déstabilisant pour eux. La douleur ne se quantifie pas.

Il existe donc le jugement des autres, mais il y a aussi le nôtre. Nous pouvons nous aussi minimiser la douleur de cette rupture. Mais attention vouloir la dépasser c’est bien, vouloir la dissimuler peut-être grave. Elle peut resurgir à une toute autre période de façon très négative, par des excès de colère ou de tristesse.
Il faut accepter cette réalité d’état de tristesse et prendre bien le temps de la « vivre » même si c’est douloureux. Votre psychique et votre corps en ont besoin. Cela évite la répétition.
Voici ce qu’écrivait Freud concernant la répétition dans « au-delà du principe du plaisir »

« L’inconscient puise parfois sa satisfaction dans la répétition de ce qui nous fait souffrir. La jouissance (inconsciente) est compatible avec la souffrance (consciente). Il essaie de se remémorer ses premières histoires d’amour. »

Freud

Il n’existe pas de « recette miracle » pour dépasser une rupture amoureuse. Il faut essayer au maximum de traverser ce deuil en s’appuyant sur ses ressources personnelles et en gardant confiance en la personne que nous sommes.

Je vous remercie et prenez soin de Vous

LYDIE GRAL